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24 février 2026

Votre logiciel sur mesure est un actif — voici comment le capitaliser

Quand votre entreprise développe ou commande un logiciel sur mesure, l'argent dépensé n'est pas simplement une charge. En vertu des normes comptables internationales et canadiennes, ce logiciel se qualifie comme actif incorporel — un élément qui figure à votre bilan, augmente la valeur comptable de votre entreprise et est amorti au fil du temps plutôt que passé en charge en une seule année.

Les normes comptables

Deux normes régissent cette question au Canada, selon votre référentiel comptable :

  • IFRS — IAS 38 (Immobilisations incorporelles). Un logiciel se qualifie comme actif incorporel lorsqu'il est identifiable, que l'entité le contrôle et qu'il générera des avantages économiques futurs. Les coûts de développement sont capitalisés une fois la faisabilité technique établie et que l'entité peut démontrer l'intention et la capacité de compléter, utiliser ou vendre l'actif.
  • NCECF — Section 3064 (Écarts d'acquisition et immobilisations incorporelles). La norme canadienne pour les entreprises à capital fermé suit une logique similaire. Les coûts de la phase de développement sont capitalisables lorsque le projet satisfait à des critères spécifiques : faisabilité technique, intention d'achèvement, capacité d'utiliser ou de vendre, avantages économiques futurs probables et capacité d'évaluer les coûts de manière fiable.

Dans les deux référentiels, la distinction est entre la phase de recherche(passée en charges au fur et à mesure) et la phase de développement (capitalisable). Pour la plupart des projets de logiciels sur mesure, l'essentiel du coût tombe dans la phase de développement — le code est construit selon un cahier des charges défini, avec une utilisation prévue claire. IAS 38 full text →

SaaS vs logiciel possédé dans vos états financiers

C'est là que la différence devient frappante. Quand vous payez un abonnement SaaS — Power BI, Tableau, Salesforce, peu importe — ce coût passe par votre état des résultats comme charge d'exploitation. Il réduit votre bénéfice net dollar pour dollar dans la période où il est engagé. Il n'y a aucun actif à votre bilan. Quand l'abonnement prend fin, il ne reste rien.

Le logiciel sur mesure, par contre, est capitalisé. Le coût de développement apparaît à votre bilan comme actif incorporel, et la charge est constatée graduellement par l'amortissement sur la durée de vie utile de l'actif — typiquement 3 à 7 ans pour un logiciel. Cela signifie :

  • Un BAIIA plus élevé l'année du développement, parce que le coût ne frappe pas votre état des résultats d'un seul coup
  • Un bilan plus solide, parce que vous avez un actif reconnu plutôt qu'une simple charge
  • De meilleurs ratios financiers pour le financement, l'investissement ou la vérification diligente lors d'une acquisition
  • Un amortissement fiscalement avantageux qui répartit la déduction sur plusieurs années

L'amortissement en pratique

Une fois le logiciel terminé et en service, vous commencez à l'amortir sur sa durée de vie utile estimée. La durée de vie utile est un jugement — l'ARC et vos vérificateurs s'attendent à quelque chose de raisonnable. Pour la plupart des logiciels d'affaires sur mesure, 3 à 5 ans est typique. Un entrepôt de données ou une plateforme de BI qui sera activement maintenue et étendue pourrait justifier une période plus longue.

Aux fins de la DPA (déduction pour amortissement) au Canada, les logiciels sur mesure tombent généralement dans la catégorie 12, qui permet une déduction de 100 % l'année où le bien est prêt à être utilisé (sous réserve de la règle de la demi-année). Cela signifie que le traitement fiscal peut être encore plus accéléré que l'amortissement comptable — créant un écart temporaire qui bénéficie aux flux de trésorerie.

Ce dont votre comptable a besoin

Pour capitaliser un logiciel correctement, votre comptable a besoin d'une documentation claire des coûts. Cela signifie :

  • • Une ventilation des coûts de développement par rapport aux coûts de recherche/exploration
  • • Des factures ou relevés de temps montrant quand les travaux ont été effectués
  • • Une preuve que la faisabilité technique a été établie (habituellement un prototype fonctionnel ou un cahier des charges défini)
  • • Une estimation de la durée de vie utile avec justification à l'appui
  • • La date à laquelle le logiciel était « prêt à être utilisé » (c.-à-d. déployé)

Nous fournissons tout cela dans le cadre de notre livraison standard. Chaque mandat comprend un sommaire d'allocation des coûts et un récit de projet correspondant aux exigences de capitalisation en vertu de l'IAS 38 et de la section 3064. Pour le guide complet, consultez notre livre blanc sur la capitalisation logicielle.

Combiner capitalisation et RS&DE

Si le projet logiciel est aussi admissible aux crédits d'impôt RS&DE , vous obtenez les deux avantages. Vous réclamez le CII RS&DE sur les dépenses admissibles, et vous capitalisez le coût net (coût de développement total moins les crédits reçus) comme actif incorporel. Cette combinaison — récupération partielle des coûts par crédits d'impôt, plus reconnaissance au bilan de la valeur restante — est l'une des façons les plus avantageuses financièrement pour une entreprise canadienne d'investir dans la technologie.

Comparez cela à un abonnement SaaS, qui ne génère aucun crédit d'impôt, ne crée aucun actif et ne produit rien de durable dans vos états financiers. La comparaison de coûts sur trois ans n'est même pas serrée.

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